Le mal-être de la jeunesse face au changement climatique

Une étude s’est intéressée aux sentiments des jeunes face au phénomène de plus en plus prégnant du changement climatique. Angoisse, peur du lendemain et détresse psychologique témoignent de leur inconfort.

Comment se sentir bien et avoir foi en l’avenir dans ce contexte en butte à l’apocalypse ? Chaque année ou presque charrie son lot d’études scientifiques à propos de l’état agonisant du climat ainsi que ses conséquences sur le devenir du monde. Des conséquences qui elles, se manifestent chaque un jour un peu plus violemment à travers la montée des eaux, les poussées de chaleur, la fonte des glaciers…

Dans ces conditions, le sentiment d’inconfort des humains n’en est que plus grand, surtout chez les plus jeunes. Une récente étude menée par l’Université britannique de Bath a tenté pour la première fois, de mettre le doigt sur ce fait en donnant la parole à 10 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans issus de 10 pays du Nord et du Sud. Les résultats dévoilés en septembre sont criants.

Une incertitude pesante

Ils témoignent du sentiment d’inhibition provoqué chez la plupart des sondés à la fois par le changement climatique et l’apathie des gouvernements à travers le monde à y apporter une réponse conséquente. 75% des jeunes interrogés indiquent ainsi être effrayés par l’avenir et au moins la moitié révèle avoir complètement perdu espoir quant à l’avenir.

Les jeunes vivants dans les pays les plus exposés aux effets du changement climatique se montrent davantage pessimistes que les autres, selon l’étude financée par l’ONG Avaaz. Le Portugal détonne à travers ses résultats comparativement à ceux des autres nations développées concernées. Ses jeunes se montrent en effet les plus désabusés par le cours de la planète. Globalement, 45% des personnes interrogées disent être gagnées par la détresse et l’anxiété au quotidien.

La COP26, un espoir ?

Nombreux sont par ailleurs des jeunes qui disent se sentir trahis, d’autres évoquent même une certaine culpabilité concernant l’état actuel de la planète. Comme s’il revenait à des personnes de si jeune âge de porter sur leurs épaules le poids du monde. C’est dire l’irresponsabilité des décideurs sur cette question du climat, tributaire de l’agenda des uns et des autres malgré les rapports alarmants à cet effet.

La prochaine COP26 prévue fin octobre à Glasgow offre une nouvelle occasion de s’engager dès maintenant pour des actions significatives en faveur du climat. Les gouvernants oseront-ils la saisir ?

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