Un récif corallien au Vietnam.

Projet Corail : Intel s’appuie sur l’IA pour sauver les récifs coralliens

 

A l’occasion de la commémoration du Jour de la Terre, Intel, en partenariat avec Accenture et Sulubaai Environmental Foundation, a présenté officiellement et détaillé le projet Corail, une plateforme basée sur l’IA qui surveille et analyse la résilience des récifs coralliens.

Un projet lancé en 2019

Les récifs coralliens comptent parmi les écosystèmes les plus diversifiés du monde, avec plus de 800 espèces de coraux fournissant un habitat et un abri à environ 25 % de la vie sous-marine mondiale. Ils sont également bénéfiques pour l’homme car ils protègent les côtes contre les tempêtes tropicales, procurent de la nourriture et des revenus à un milliard de personnes et génèrent 9,6 milliards de dollars en tourisme et en loisirs chaque année. Malheureusement, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, les récifs coralliens sont menacés et se dégradent rapidement à cause de la surpêche, du chalutage de fond, du réchauffement climatique et du développement côtier non durable.

C’est pour protéger ces structures naturelles, essentielles pour l’écosystème marin, qu’Intel a lancé en 2019 le projet Corail autour de l’île de Pangatalan, dans le Pacifique, avec l’appui d’Accenture et de Sulubaai Environmental Foundation, une organisation philippine à but non lucratif destinée à la protection des ressources naturelles de Palawan. Mais c’est le mercredi 22 avril, à l’occasion de la commémoration du Jour de la Terre, qu’Intel a officiellement dévoilé cette initiative.

Une prothèse de récif Sulu-Reef pour éviter d’interférer avec la faune marine

Traditionnellement, la surveillance des récifs coralliens impliquent que les plongeurs recueillent directement des données sous l’eau ou capturent manuellement des séquences vidéo et des photos du récif pour les analyser ultérieurement. Ces méthodes, bien que largement reconnues et utilisées, présentent cependant des inconvénients. En effet, les plongeurs peuvent interférer avec le comportement de la faune locale et affecter involontairement les résultats des études. Aussi, le temps passé sous l’eau est limité car les plongeurs ne peuvent généralement prendre des photos et des vidéos que pendant une trentaine de minutes.

Pour contourner ces difficultés, les ingénieurs d’Accenture, de Sulubaaï et d’Intel ont construit une prothèse de récif Sulu-Reef, une plate-forme sous-marine en béton afin de fournir un support solide aux fragments de coraux instables. Ensuite, ils ont placé des caméras vidéo sous-marines intelligentes, équipées de la plateforme de services d’analyse vidéo d’Accenture Applied Intelligence (VASP) dans le but de détecter et photographier les poissons présents dans la zone. VASP « utilise l’IA pour compter et classer la vie marine, les données étant ensuite envoyées à un tableau de bord à la surface, où il fournit des analyses et des tendances aux chercheurs en temps réel », précise Intel. Le projet aurait généré 40 000 images de l’environnement corallien.

Des caméras infrarouges pour réaliser des vidéos la nuit

A présent, les ingénieurs travaillent à la réalisation de vidéos en streaming et de des caméras infrarouges, qui permettront de réaliser des vidéos la nuit afin de créer une image complète de l’écosystème corallien. Le projet doit permettre aux responsables de prendre des décisions reposant sur des données plus fiables, plus rapidement et avec un risque réduit de perturber la faune. A terme, il favorisera la préservation des coraux, maillon essentiel de l’écosystème sous-marin et facteur de développement économique.

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