Auto-école responsable

Une auto-école solidaire et itinérante en Ardèche

Alboussière, petite commune de la région Rhône-Alpes, vient d’accueillir la première auto-école solidaire de France. Son objectif est de venir en aide aux personnes en difficulté qui n’ont pas les moyens de se déplacer pour effectuer leurs leçons de conduite.

Une auto-école en accord avec son temps.

Pour le directeur général du groupe Tremplin, Félix Pelaez, à l’initiative de la démarche, il s’agit d’une action unique en France. L’objectif est de favoriser l’insertion des personnes en situation de précarité. En leur proposant une auto-école adaptée, le groupe Tremplin permet à ses élèves de passer leur permis de conduire à leur rythme. « Notre objectif est d’aller à la rencontre de ces personnes et de les former, à leur rythme, pour qu’ils obtiennent leur permis […]« , appuie Félix Pelaez.

Lors d’une recherche d’emploi, notamment dans les zones rurales où les transports publics manquent, avoir son permis de conduire est un critère déterminent. Le groupe Tremplin espère donc pallier à ce problème en proposant la première auto-école solidaire et itinérante de France.

De plus, l’auto-école se veut également respectueuse de l’environnement. Tremplin a en effet fait l’acquisition d’une voiture auto-école électrique afin de s’inscrire au mieux dans une démarche de transition écologique et de respect de l’environnement.

Viser les profils en difficulté

Pour le groupe présidé par Félix Pelaez, cette auto-école doit venir en aide au plus démunis. Les potentiels bénéficiaires sont repérés par les travailleurs et doivent répondre à certains critères d’éligibilité. Pour ces personnes, le coût de la formation s’élève à 300 euros. Cependant, cette formation à la conduite doit également s’inscrire en parallèle d’un objectif de recherche d’emploi.

Du côté de Tremplin, l’entreprise n’en est pas à son coup d’essai en matière de créations de démarches solidaires. En effet, depuis 25 ans, le groupe Tremplin possède deux autres auto-écoles solidaires du même genre que cette d’Alboussière, à la différence de cette dernière qu’elles sont sédentaires.

Le maire d’Alboussière, qui soutient cette démarche a déclaré à ce propos qu’il s’agissait là « d’une sacrée chance pour celles et ceux qui veulent s’en sortir. » Pour Martine Finiels, vice-présidente du Département de l’Ardèche, elle salue une démarche « exemplaire« , qui s’inscrit « dans une démarche de développement local en zone rurale« .

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