Des vêtements et des chaussures entassés sur une table

Mailly-le-Château : une « fête du gratuit » pour réduire les déchets et partager ce qu’on a

 

À Mailly-le-Château, dans l’Yonne (Bourgogne-Franche-Comté), une association a organisé samedi dernier une « fête du gratuit ». Une sorte de marché pour s’échanger les objets qui ne nous servent plus. Objectif : partager ce qu’on a et surtout contribuer à la réduction des déchets.

Le samedi 31 août, l’association Aventure Permacole a organisé à Mailly-le-Château la première édition de sa « Gratiferia » ou plus simplement « la Fête du gratuit », rapporte France Bleu. De quoi s’agit-il ?

Bien plus qu’un troc

La « Gratiferia » consiste à apporter des objets qui ne vous servent plus afin de les échanger contre d’autres objets. Le concept se rapproche ainsi du troc puisque l’argent ne rentre pas en compte dans la « transaction ». Mais la fête du gratuit va au-delà de cette vieille antienne. «Pour moi, ça va plus loin que le troc, on est dans de l’échange certes, mais surtout dans de l’entraide où vraiment l’argent n’est pas invité», explique Adrien, initiateur et co-fondateur de l’association Aventure Permacole à l’origine de la « Gratiferia ». D’ailleurs le troc implique que les objets échangés aient sensiblement la même valeur. Or dans le cas de la « Fête du gratuit », cette équivalence n’est pas une règle. L’on peut envoyer un objet précieux et repartir avec un autre qui l’est moins, ou rentrer bredouille. « Les gens pouvaient aussi venir sans rien à proposer en échange et repartir avec ou sans rien d’ailleurs», précise Adrien.

« les gens ont apporté plein de choses»

Lors de cette première édition, il y avait du beau monde et une variété d’articles aussi : des chaussures, des vêtements, des fournitures scolaires, des bouquins, etc. «Je suis venu avec de la vaisselle et un livre mais je ne savais pas combien ni quoi apporter mais d’après ce que je vois, les gens ont apporté plein de choses», se réjouit Isabelle, une visiteuse qui ne connaissait pas le concept. « C’est chouette parce que l’on peut venir avec plein de choses et repartir avec d’autres. Moi je vais faire un tour et voir ce que je peux trouver sinon je prendrai même un bout de chiffon pour pourquoi pas faire un foulard pour ma petite-fille », ajoute-t-elle en découvrant tous les objets apportés.

Réduire les déchets pour limiter la pollution

En plus d’être un endroit pour les « bonnes affaires », résume Adrien, «La Gratiferia c’est un lieu de partage et d’échange où l’argent n’est pas invité». « Ce concept rentre dans une dimension en plus, la dimension de rencontrer des personnes, c’est un système mis en place qu’il faut avoir en tête», souligne pour sa part Laurent, un habitué des ressourceries, ces espaces où il est possible d’acheter des vêtements par exemple pour un ou deux euros.

Adrien constate en outre que le plus génial, c’est que la « Gratiferia » contribue à la protection de l’environnement «En réduisant nos déchets, en évitant de mettre ce dont on n’a plus besoin à la déchetterie. On les fait circuler donc on limite cette pollution. On préserve la nature».

Une deuxième édition début 2020

En marge de la « Gratiferia », les bénévoles de l’association ont organisé des ateliers pour confectionner de petits objets usuels comme les éponges tawashi. Pour Adrien, l’objectif était de « donner de leur connaissance».

Après le succès de cette première édition, l’association de Mailly-le-Château envisage déjà une deuxième « Gratiferia », probablement début 2020.

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