Un ours au Québec (Canada).

Planète : plusieurs pays s’engagent à des « actions immédiates » pour protéger la nature et la biodiversité d’ici 2030

 

Plus de 60 pays ont décidé lundi de prendre des « actions immédiates » pour protéger la nature et mettre un terme à la disparition galopante de la biodiversité d’ici 2030. Ces actions concernent notamment l’augmentation du financement pour protéger le monde naturel et le serrage sur la pollution marine et la déforestation.

Le Brésil, les Etats Unis et la Chine brillent par leur absence

Alors que le sommet de l’ONU sur la biodiversité doit se tenir ce mercredi 30 septembre, plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé lundi de prendre des « actions immédiates » afin de protéger la nature et mettre un terme à la disparition galopante de la biodiversité d’ici 2030. Les signataires constatent les dommages « irréversibles » causés à la vie sur Terre par les atteintes à la nature. Des dommages qui exacerbent les inégalités et contribuent au réchauffement de la planète, tout en accroissant le risque de nouvelles pandémies comme le Covid-19.

Parmi ces 60 pays figurent l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, la Norvège, le Mexique et le Bengladesh, qui ont décidé d’élaborer un plan « ambitieux » d’ici la réunion mondiale sur la biodiversité (COP15) repoussée à fin 2021 en Chine. Par contre, le Brésil et l’Indonésie – deux points chauds de la déforestation – ainsi que la Chine et les États-Unis, les deux principaux émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, ont brillé par leur absence.

« Nous devons agir dès maintenant »

Les signataires exigent notamment la réduction de la pollution de l’air, l’élimination des plastiques qui souillent les océans et la transition vers un système agroalimentaire plus respectueux de l’environnement. Cet appel vise aussi la fin des subventions « néfastes » à la nature, mais souhaite la mise en place de programmes de restauration des écosystèmes.

« Nous devons agir dès maintenant », a déclaré le Premier ministre britannique Boris Johnson. « Nous ne pouvons pas nous permettre de tergiverser et de retarder car la perte de biodiversité se produit aujourd’hui et elle se produit à un rythme effrayant. Si rien n’est fait, les conséquences seront catastrophiques pour nous tous », a-t-il ajouté.

L’homme à l’origine de l’extinction massive des espèces animales et végétales

D’après le rapport sur la biodiversité des experts de l’ONU (Ipbes) publié en 2019, environ un million d’espèces animales et végétales sur les quelque huit millions estimées sur Terre sont menacées d’extinction, dont « beaucoup dans les prochaines décennies ». Dans le même temps, l’indice de référence Planète vivante de l’ONG WWF a estimé que le monde a perdu plus des deux tiers de ses populations d’animaux sauvages en moins de 50 ans, principalement à cause de l’activité humaine.

Les défenseurs de la planète espèrent maintenant qu’à la COP15, les États parviendront à trouver accord concret sur la biodiversité similaire à l’accord de Paris sur le climat.

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