Du répit pour la faune sauvage kenyane

Le pays d’Afrique de l’Est a récemment entrepris de recenser la population animale présente sur son territoire. Il en ressort une augmentation significative de certaines espèces longtemps en proie au braconnage.

C’est une situation qui devrait ravir plus d’un défenseur de l’environnement. Après des années de traque à des fins de braconnage, les animaux sauvages de la savane kényane semblent de moins en moins inquiétés dans leur milieu d’habitat naturel, à en croire les conclusions du premier recensement national dédié à cet effet.

Le premier constat concerne l’éléphant, animal emblématique du pays énormément prisé pour ses parcs et riches safaris. Les données publiées le 30 août dernier font état de 36 280 géants mammifères présents au Kenya, soit un chiffre en croissance de 21% comparé au dernier consacré à cette espèce animale en 2014. La tendance haussière concerne également d’autres animaux non moins essentiels dont les lions, les antilopes de chasse ainsi que les girafes.

La cartographie globale révèle un milieu sauvage riche d’au moins 30 espèces d’animaux différents sur l’ensemble du pays, avec une population de 1 739 rhinocéros et 40 000 gnous localisés dans le sud-ouest, près de la frontière tanzanienne.

Satisfecit

L’égrenage de ces animaux est un motif de satisfecit pour l’État kenyan qui, ces dernières années, a multiplié les initiatives de lutte contre le braconnage devenu un fléau dans le pays. Ce recensement animalier, le premier du genre, s’inscrit d’ailleurs dans ce cadre, et constitue à travers ses résultats un outil idéal pour l’intensification du combat anti-braconnage à l’avenir. Puisque les chiffres précédemment disponibles à propos de la faune émanent d’organismes internationaux et sont donc parcellaires. Au-delà de leur nombre, le gouvernement dispose désormais avec le plus de précision possible d’informations sur les habitudes de vie des animaux sauvages présents sur son territoire.

Cela devrait permettre de bien les protéger comme ne cesse de le marteler l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ces dernières années face au braconnage. Ce phénomène ajouté au réchauffement climatique et à l’extension de l’habitat humain a considérablement affecté la faune kényane et même africaine. L’organisme international actif dans la préservation de la nature indiquait à cet effet il y a peu que le nombre d’éléphants sur le continent était en baisse de 60 % sur les cinquante dernières années. Un chiffre qui illustre l’étendue du défi à relever par les États pour préserver leur environnement.

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