Une rue de Paris donnant sur la Tour Eiffel.

Journée sans voiture à Paris : une sixième édition en demi-teinte

 

La sixième édition de la Journée sans voiture, organisée à l’initiative de la Mairie de Paris, s’est déroulée dimanche 27 septembre. A cette occasion, les véhicules motorisés étaient interdits dans Paris intra-muros de 11 heures à 18 heures. L’interdiction de circuler en voiture ne concernait toutefois pas le périphérique.

Depuis le confinement, les Français sont de plus en plus nombreux à préférer le vélo aux transports en commun. Pour accompagner ce mouvement écologique, à Paris, 50 kilomètres de pistes supplémentaires ont été ajoutés et resteront cyclables. Dans ce contexte, une Journée sans voiture dans la capitale devait être un franc succès. Mais ce ne fut pas vraiment le cas.

Une amende de 135 euros pour les réfractaires

La sixième édition de la Journée sans voiture a eu lieu ce dimanche 27 septembre, à l’initiative de la Mairie de Paris. Les voitures et les deux-roues motorisées (motos et scooters), y compris électriques, n’avaient pas l’autorisation de circuler dans Paris intra-muros de 11h jusqu’à 18h. En cas de non-respect du dispositif, l’amende s’élevait à 135 euros. Toute la capitale (ou presque) était donc réservée aux vélos, aux piétons, aux trottinettes, aux rollers, aux skates, mais aussi aux transports en commun. A noter toutefois certaines restrictions : les bus, les véhicules de secours, les taxis et les voitures de transports avec chauffeur (VTC) devaient respecter une vitesse maximum de 30 km/h et 20 km/h dans « Respire Paris ».

Aussi, les Parisiens de retour de weekend avaient l’obligation de présenter un justificatif de domicile pour entrer dans la capitale. Pour cette journée, la Ville a mis en place des tarifs spéciaux dans « de nombreux parkings, allant « de -30 à -40 % ». Quant aux Vélib’ et au réseau RATP et SNCF, aucun tarif spécifique n’était prévu.

« Les policiers n’arrêtaient pas vraiment pour vérifier »

Cette sixième édition de la Journée sans voiture n’a pas été vraiment une réussite. Peu de Parisiens ayant profité de la ville à cause de la météo exécrable. Mais, aussi et surtout, de nombreux habitants ne savaient pas que l’opération avait lieu ce jour-là. Certains ont pris connaissance de cette journée seulement en ville. « En fait là, on cherche la zone, on vient de voir ça sur un panneau, mais est-ce que le IXe est concerné ? » a demandé la passagère d’une berline familiale, interrogée par Le Parisien. D’autres ont simplement choisi d’ignorer l’interdiction parce que ça « emmerdait tout le monde ».

Par ailleurs, les forces de l’ordre n’ont pas véritablement contrôlé. La Ville a pourtant déployé 500 agents aux portes de Paris et 250 agents sur les zones « Paris Respire ». « J’ai croisé un point de filtrage mais les policiers n’arrêtaient pas vraiment pour vérifier qui va où », s’étonne un Parisien du XVIIIe que la pluie a incité à prendre sa voiture.

Une baisse moyenne de 7% des taux de dioxyde d’azote

Avec la Journée sans voiture, Paris veut prendre le temps de vivre sans le trafic incessant des voitures et montrer les effets de la circulation sur la pollution. Selon AirParif, qui surveille la qualité de l’air, les taux de dioxyde d’azote enregistrent une baisse moyenne de 7% lors de cette opération, par rapport aux autres dimanches. « Au-delà de l’objectif de réduction de la pollution de l’air, essentiellement pédagogique puisque les interdictions de circuler s’appliquent uniquement quelques heures dans la journée, la Journée sans voiture vise à rendre l’espace habituellement dédié aux déplacements motorisés, à 2, 3 ou 4 roues, aux déplacements doux, marche, vélo, trottinettes, etc », ajoute la mairie de Paris. Les années précédentes, le succès était tel que des pique-niques avaient même lieu dans les rues.

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