Des enfants jouant sur la plage de Deauville lors des vacances organisés par Secours populaire

Deauville : le Secours populaire organise des vacances pour 50.000 enfants défavorisés

 

Cet été à Deauville, le Secours populaire organise des vacances pour 50.000 enfants défavorisés d’Ile-de-France. Mercredi, ils étaient plus de 5.000 à avoir déferlé sur la plage la plus huppée de Normandie. Au programme : jeux de sables, baignades, ateliers de dessins, partie de volleyball…le tout en présence de l’ancienne première dame, Valérie Trierweiler, et du champion de taekwondo Mamedy Doucara, tous deux parrains de l’évènement.

Jusqu’au 31 août

À Deauville (Calvados), le Secours populaire organise plus de 50 journées exceptionnelles de vacances entre le 15 et le 31 août, pour redonner de la joie à près de 50.000 enfants défavorisés venus des huit départements d’Ile-de-France. Mercredi, ils étaient environ 5.000 à descendre sur la plage quasi déserte de Deauville, l’une des plus belles de Normandie. Dans le détail, les enfants étaient 800 à venir de Paris, 1 200 du Val-de-Marne, 1 050 de l’Essonne, 500 des Yvelines et autant de Seine-Saint-Denis, 300 du Val-d’Oise, 300 également de Seine-et-Marne et 380 des Hauts-de-Seine. Les jeunes Franciliens étaient encadrés par près de 1 500 bénévoles du Secours populaire, qui a mis l’évènement sous le parrainage de l’ancienne première dame, Valérie Trierweiler, et du champion de taekwondo Mamedy Doucara.

Des moments inoubliables à 50 euros

Pour ce quarantième anniversaire de la Journée des oubliés des vacances, chaque département a organisé ses propres activités. Il y avait donc un peu de tout sur cette plage : jeux de sables, baignades, ateliers de dessins, partie de volleyball, dégustation de glaces…le tout à 50 euros le prix de l’entrée pour chaque enfant, sous forme de don.

Les jeunes étaient très contents de profiter enfin des vacances comme tous les autres enfants de France. Certains se dandinaient avec enthousiasme en maillot de bain malgré la fraîcheur matinale. D’autres courraient par ci par là à la recherche de quelques distractions. « Cet été, jusqu’à aujourd’hui, j’étais resté chez moi. Aujourd’hui, j’ai l’air libre, je peux me balader, jouer avec d’autres gens alors que, chez moi, je suis enfermé », explique Mohamed, 11 ans, venu pour « faire du frisbee », se « baigner, jouer avec les bulles de savon, courir, faire des jeux de sable et surtout, manger les glaces ». Ayoum, 9 ans, lui découvre pour la première fois la plage de Deauville où des stars du festival du cinéma américain, qu’ils ne voient qu’à la télé, viennent régulièrement.

Des livres pour s’instruire aussi

Parallèlement aux animations et jeux, une table a été dressée où s’amassaient des centaines de livres pour la rentrée scolaire. « Chaque enfant peut en récupérer un ce soir », explique Patrick Paskiewiez, Secrétaire général du Secours populaire du Val-d’Oise. Les ouvrages viennent de dons de particuliers mais aussi d’entreprises comme les enseignes E.Leclerc de Normandie qui ont récolté près de 5 000 livres. Les ouvrages sont également fournis par une maison d’édition partenaire de l’association.

Helena, une vacancière de 17 ans, en a aussi profité pour choisir trois livres, qu’elle va ramener chez elle. « J’adore lire, alors une des premières choses que j’ai faites ce matin, c’est de choisir les livres qui me plaisent le plus », déclare-t-elle.

« On a chaud au cœur de les voir si heureux »

A 17 heures, après une journée bien remplie, il était l’heure de partir. Chaque enfant a ainsi rejoint son convoi. Charmen, bénévole depuis cinq ans au Secours populaire, est heureuse d’avoir accompli sa mission. « Ils sont contents de voir la mer et de se baigner. On a chaud au cœur de les voir si heureux, ces enfants méritent bien une journée où ils sont gâtés. », se satisfait-elle. « En France ce sont encore des centaines de milliers d’enfants qui ne partent pas en vacances, un sur trois » signale à l’AFP la secrétaire générale du Secours populaire Henriette Steinberg. Pour elle, il s’agit de donner à ces enfants « le goût du bonheur, de l’espoir. Ils auront quelque chose à raconter à la rentrée ».

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