Le gouverneur de Californie Gavin Newsom et le ministre britannique de l’Énergie Ed Miliband ont signé un mémorandum d’entente destiné à renforcer la coopération entre le Royaume-Uni et l’État californien dans les domaines de l’énergie propre et de la lutte contre le changement climatique.
À l’heure où les liens transatlantiques vacillent plus que jamais sous la pression de Donald Trump, Londres et la Californie affichent une unité exemplaire dans un domaine essentiel : la lutte contre le changement climatique.
Réunis lundi 16 février 2026 dans la capitale britannique, dans une atmosphère à la fois solennelle et conviviale, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, et le ministre britannique de l’Énergie, Ed Miliband, ont scellé un accord visant à renforcer leur collaboration en matière d’énergie propre et de transition écologique.
L’initiative engage les deux parties à intensifier le partage d’expertise, à mutualiser leurs expériences et à coordonner leurs actions dans des secteurs clés tels que les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et l’innovation technologique verte.
Deux modèles de transition verte
Il s’agit d’un véritable démonstration d’engagement envers la transition verte de la part des deux hommes. La Californie, pionnière des politiques environnementales aux États-Unis et premier État à avoir fixé des objectifs ambitieux de neutralité carbone tout en développant un marché du carbone, reste une référence internationale pour le Royaume-Uni.
De son côté, Ed Miliband, architecte de la politique énergétique britannique, a fait de la coopération internationale un pilier de sa stratégie pour atteindre les objectifs climatiques fixés par Londres.
Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre britannique d’État pour l’Amérique du Nord et les partenariats transatlantiques, Steven Darity, a insisté sur l’étendue et la vitalité du partenariat avec la Californie en particulier, un État qui constitue à ses yeux un miroir des ambitions communes des deux nations.
Pour l’entreprise britannique Octopus Energy, l’accord ouvre de nouvelles perspectives. Après avoir lancé une application innovante permettant d’utiliser les batteries de véhicules électriques et domestiques comme régulateurs du réseau, la société a annoncé dans une déclaration à Reuters, un investissement d’un milliard de dollars dans les technologies propres californiennes.
Un pied de nez à Washington
La signature de ce mémorandum constitue un véritable pied de nez à l’offensive anti-climat de Washington depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Dernier exemple en date : le retrait il y a quelques jours, à l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) du fondement légal lui permettant d’imposer des restrictions sur les émissions de gaz à effet de serre.
« Le Royaume-Uni a bien assez de problèmes sans se mêler de Gavin Newscum (surnom péjoratif donné à Newsom). Gavin est un loser. Tout ce qu’il touche tourne au désastre. Son État est devenu un enfer et son travail sur l’environnement est un fiasco », a ainsi déclaré le président américain, dans une déclaration au vitriol accordée à Politico.
Kush Desai, secrétaire de presse adjoint de la Maison Blanche, a renchéri en rappelant ce qu’il qualifie de « bilan catastrophique » des politiques d’énergie propre menées sous l’administration Biden, période durant laquelle les prix de l’énergie auraient augmenté de 30 % en quatre ans.
